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22eme RI
TENES
1956 - 1962
Blog non officiel du 22ème Régiment d'infanterie
Ce blog n'a pour seule ambition que de faciliter les retrouvailles entre anciens du 22ème Régiment d'infanterie de la période
1956-1962 et par des anecdotes et des photos de raviver leurs souvenirs
UNE EMBUSCADE SUR LE SERVICE DU COURRIER DE TENES.
Le poste de vaguemestre dans un certain nombre d'unités était une planque très recherchée. Ce n'était pas le cas à TENES
où chaque matin il fallait partir chercher ce courrier à ORLEANSVILLE. Cinquante trois kilomètres séparaient les deux villes et la
route empruntait dès le
départ les gorges de TENES. Elles n'étaient pas aussi célèbres que celles de PALESTRO, mais elles étaient malgré tout très dangereuses. L'oued ALLALAH avait façonné dans le massif montagneux une
trouée pour rejoindre la mer. La tranchée était sinueuse, avec des parois abruptes, et la route avait vraisemblablement été construite en suivant des
chemins muletiers sur la berge de l'oued. Du VIEUX TENES jusqu'au Moulin des gorges sur environ 5 kilomètres, cette route était dominée de toutes parts par la montagne. Ensuite on traversait une
plaine agricole très riche où stationnaient en permanence des cigognes. Cette portion de route était moins dangereuse, d'autant que des unités militaires étaient implantées au Moulin de
MONTENOTTE, à CHASSERIAU et à WARNIER que l'on traversait.
Le vaguemestre effectuait 6 fois par semaine l'aller retour TENES ORLEANSVILLE, l'esprit pas tout à fait tranquille. A
cette époque le convoi se composait d'une jeep et d'un G.M.C. avec 6 ou 7 hommes en arme. Il fut plus tard renforcé jusqu'à WARNIER
avec un half-track et tout son équipage, ce qui n'empêcha pas qu'il essuya à plusieurs reprises des tirs. Il aurait suffit d'obstruer la route avec des
roches ou des arbres dans les gorges pour pouvoir mitrailler tout à son aise les occupants des véhicules. A notre avantage, ces déplacements se
déroulaient toujours la matinée, or les fellaghas répugnaient à attaquer tôt dans la journée, des bouclages pouvant être mis en place en fin de matinée, ce qui laissait à l'armée française tout
l'après midi pour les débusquer. Leurs embuscades étaient plus souvent réalisées en milieu d'après midi, ce qui leur octroyait toute une nuit pour fuir et se fondre dans la
montagne.
Le 13 septembre 1957 le 2ème Bureau de TENES est informé qu'une embuscade est prévue le lendemain matin dans
les gorges sur le service du courrier. Le 14 septembre, une opération est rapidement montée avec le concours du commando de TENES, et un peloton de gardes mobiles. Le départ du courrier fut
retardé, et aux environs de 11heures 30, il prit place dans un convoi plus important protégé par les half-tracks de la CCS et les EBR de la gendarmerie mobile. Les cinq derniers camions dans
lesquels le commando de TENES et les gendarmes mobiles avaient pris place, quittèrent le convoi dès la sortie de la ville pour prendre la piste qui contourne par l'ouest le massif boisé qui
domine les gorges. La montée se termina à pieds et à 13 heures le dispositif de ratissage était en place. Les blindés du convoi avec le personnel administratif de la caserne embarqué sur des GMC,
assuraient le bouclage au fond des gorges. A 13 heures 30 le ratissage commençait. La végétation était très dense et l'on avançait lentement et prudemment. Ce n'est qu'en milieu d'après midi que
le contact fut établi. Deux rebelles habillés en treillis et armés de fusils de chasse firent feu sur deux éclaireurs de tête du commando en leur criant "haut les mains". J'avais inculqué aux
porteurs de pistolet mitrailleur MAT 49, une technique de tir instinctif qui m'avait été enseignée en stage d'officiers de commando à ARZEW. On déposait devant soi une boite de conserve ronde
d'un kilo à une quinzaine de mètres. On réglait son tir l'arme à la hanche sur la boite, et par de courtes rafales (deux ou trois balles) on essayait de la faire avancer devant soi. Certains de
mes éclaireurs de tête avaient très largement dépassé le maître et étaient devenus experts en la matière. En l'occurrence, deux très courtes rafales et les deux rebelles étaient hors de combat.
Trois autres s'enfuirent et se réfugièrent dans une grotte. Malgré le tir de notre fusil mitrailleur mis en batterie, nous ne réussissions pas à les déloger, et deux de mes hommes avaient été
très légèrement blessés par des plombs de chasse. Tout en maintenant la pression sur la grotte un groupe commandé par le sergent chef DENEUX contourna celle-ci et passant au-dessus mis hors de
combat les trois fellaghas avec des grenades. Les cinq rebelles étaient tous porteurs d'un fusil de chasse, et ce ne fut pas une mince affaire pour les sortir de la forêt, et redescendre sur la
route pour rejoindre les camions que l'on avait contactés par radio. Ils furent tout d'abord déposés à la caserne LAVARANDE où le 2ème bureau vint les identifier et la gendarmerie procéder aux constatations et
dresser procès verbal. Puis l'officier du 2ème bureau décida d'exposer leurs corps sur la place publique. Personnellement je n'approuvais pas cette démarche qui vraisemblablement
suscitait plus de vocations pour la rébellion que de ralliements à notre cause.
C'est la seule opération du commando de TENES qui connut la réussite durant l'année 1957, sur des renseignements fournis par le 2ème Bureau.
Michel FETIVEAU avec la collaboration de Jean Claude SATIAT de Francis BARBE et de Roland BAUDRU.
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a ce que vous pouvez me donner les nom de ce modjahidine
merci
cordialement
Amicalement.
Michel.
ton message a été pour moi une surprise et il m'a fait un grand plaisir .
J'ai été au 1 er RCP , 1ère puis 3eme compagnie , ensuite CES n°i et BAP/AFN pour finir . Ayant été blessé par une grenade étant enfant , a la libération de mon village en 1944, dix ans après , je ne pensais plus a cette blessure et lors d'une marche commando le nerf sciatique a cédé partiellement et j'ai été affecté au Centre d'Entrainement - Service aérien . Moi qui voulait marcher .....raté . Mais j'ai eu d'autre aventures qui auraient pu m'être fatales et dont je m'amuse aujourd'hui ...... ce qui fait que je n'ai pas vécu tes ballades dans ce genre de coupe-gorge !
Mais je me suis souvent trouvé seul dans le djebel ......et les copains disaient que j'avais la baraka.....ce devait être vrai .
Bonsoir Michel . Je reviendrai lire le blog du 22eme
Amitié
Jean
Merci pour ta visite. Ce n'est pas facile de communiquer sur les commentaires. Contacte moi sur photos.22ri@laposte.net
A bientôt.
Michel.
Certains témoins disent que s'est 05 moudjahidine ont été tuée par l'aviation militaire aux gorges de OUED ALLALA à Ténès
Dans cette opération combien de soldats vous étiez et quelles armes avez vous utilisés parce que tous les habitants de la ville de ténes on vue ce qu'on appeler à l'époque les avions jaune
Je n'apprécie pas que tu me me donnes pas ton nom et ton prénom. Il est facile dans l'anonymat de déclarer n'importe quoi. Nous étions une soixantaine du commando de Ténès dans cette opération avec une quinzaine de gendarme mobile. Il fallait y rajouter les militaires qui effectuaient le bouclage. Nous nous étions sur place, je connais le nom des 2 éclaireurs qui ont abattus les 2 premiers moudjahdines pour se défendre, les autres ont été tués à la grenade par l'un de nos groupes. De plus Je possède un article de presse qui relate les faits et le témoignage d'un ténésien . Désolé de contredire.
a ce que vous pouvez inscrire les noms de ce chohadas
parce que je ponse l'un de ces chohadas est mon grand pere?
et pour michel je crois que vous avez autre photos de cette operation
a ce que vous pouvez les ajoute?