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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 17:43

AVENUE DU 22ème R.I. A GOURAYA

Gouraya avenue du 22ème R.I. Xavier Marty  Ce document m'a été communiqué par Xavier MARTY par l'intermédiaire de JC PICOLET.

 

Allee-des-Palmiers-GOURAYA-C.ROCHARD.jpg

         L'Allée des Palmiers à GOURAYA

 

        Photo Claude ROCHARD

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:21

UN ACCROCHAGE ENTRE BORDJ BACH

ET OUACHACHE

 

40 hors la loi abattus

       Cet article est extrait du site internet: www.tenes.info/galerie/22RI

 

Bordj-Baach--attaque-de-3-mechtas-fortifiees-redecoupee.jpg        Cet article m'a été communiqué par Maurice Mouterde.

 

Trace--de-la-piste-bordj-bach-Ouachach.jpg                       Tracé de la piste qui relie Bordj Bach à la maison forestière d'Ouachach.

 

                                                                                                  

 

                                                                                  Michel.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:17

LA MORT HEROIQUE DU SERGENT MICHEL BERTHET

 

 

Sgt-Michel-Berthet--une-grenade-allait-exploser-colorise-2.JPG

 

Sgt-Michel-Berthet--presse--colorise.JPG

Sgt-Michel-Berthet-extrait-du-Bled.jpg

 

Michel BERTHET de face avec des lunettes de soleil      Michel BERTHET est de face avec des lunettes de soleil.

 

      Une rue de Lyon dont il était originaire porte son nom.

 

 

                                                        Maurice MOUTERDE

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 11:11

UNE EMBUSCADE DEJOUEE A PROXIMITE DE BORDJ BAACH

 

 

Ce sont de jeunes rappelés de Savoie, du Lyonnais et des Hautes Alpes qui ont anéanti, mardi après midi, l'une des plus fortes bandes rebelles opérant dans la région de Ténès. Un lieutenant de l'unité engagée, le 22ème R.I., a fait hier soir aux journalistes le récit de cette brillante opération, au cours de laquelle les rappelés se conduirent en vieux baroudeurs.

 

L'embuscade déjouée.

Les fellaghas préparaient une embuscade sur la piste des crêtes reliant Bordj Baach à la BORDJ-BAACH-photo-Marcel-PARIS.jpgmaison forestière d'Ouachach, à 20 kms  de Ténès, quand une forte patrouille (2 compagnies portées) les surprit : ce fut une débandade sans pareille. Les bandits abandonnant armes et outils filèrent à toutes jambes en direction d'un profond thalweg tapissé de rocailles sous le feu des soldats qui avaient mis pied à terre.

Pendant plus de trois quarts d'heure, mortiers de 8, canon de 75 sans recul, roquettes et mitrailleuses, "marmitèrent" le coin.

Une dizaine de hors la loi restèrent sur le terrain, certains cependant avaient gagné les rochers.

 

4 mechtas fortifiées : le P.C. rebelle.

A 16 h. 30, le commandant ordonnait la fouille du terrain. Comme un groupe de soldats Un-passage-difficile-en-operation-photo-Pierre-RABAUD.jpgapprochait d'une large anfractuosité, après une progression d'environ 200 mètres, la fusillade éclata. Six bandits réfugiés dans une grotte venaient d'ouvrir le feu : un jeune sergent rappelé originaire des Hautes-Alpes, fut mortellement atteint. Une chevrotine s'écrasa contre l'étui pistolet du commandant de l'unité.

A la grenade et au P.M. le bouchon rebelle fut réduit. Ce bouchon protégeait l'approche de quatre mechtas fortifiées : le P.C. rebelle.

 

40 fellaghas abattus, un prisonnier.

Il fallu réduire au canon de 75 et au bazooka ces blockhaus d'un nouveau genre : les fellaghas avaient disposé des épaulements à toutes les entrées et des sacs de sable tout autour des murs. Au cours de l'engagement deux soldats furent blessés. L'un d'eux mourut quelques heures plus tard.

La nuit était tombée quand le combat prit fin. Une quarantaine de bandits avaient été tués. Un blessé fut fait prisonnier. Presque tous étaient en uniforme bleu ou vert.

Les soldats avant de regagner leur cantonnement récupèrent une quinzaine de fusils et un pistolet mitrailleur Thomson, des munitions de tout calibre, des explosifs, des artifices et même une carte de la région tracée sur un tissus blanc.

 

Dans la nuit, les rebelles emportent les morts.

Hier matin, quand la troupe revint sur les lieux, la plupart des cadavres avaient disparu. On ne retrouva, en effet, que trois corps de rebelles sur le terrain. Dans la nuit, les bandits avaient évacué leurs morts. Les militaires ont néanmoins récupéré un autre pistolet mitrailleur Thompson, 5 fusils, 1 pistolet automatique, et un révolver.

Dans un vaste périmètre, la population probablement poussée par les rebelles survivants ont déserté leurs habitations.

 

Cet article est extrait du journal "L'écho d'Alger". 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 13:53

C'ETAIT AUSSI UNE GUERRE CIVILE

 

 

Texte publié dans la revue HISTORIA MAGAZINE Guerre d'Algérie N°257 parue en Octobre 1972.

 

L'auteur Jean Pierre BRESILLON est un ancien de la 1ère Compagnie du I/22ème R.I.

 

Cliquez 2 fois sur les images pour lire le texte.

 

C-etait-aussi-une-guerre-civile-1.jpg

 

C-etait-aussi-une-guerre-civile-2.jpgC-etait-aussi-une-guerre-civile-3.jpg.jpgC-etait-aussi-une-guerre-civile-4.jpg.jpgC-etait-aussi-une-guerre-civile-5.jpgC-etait-aussi-une-guerre-civile-6.jpgC-etait-aussi-une-guerre-civile-7.jpg

 

Ces documents m'ont été communiqués par Jean Claude PICOLET.

 

 

Michel.

 


 


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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:55

 

LA VICTOIRE DES TRANSISTORS


 Texte extrait de la revue HISTORIA MAGAZINE Guerre d'Algérie N° 335 parue en Septembre 1973

 

L'auteur Jean Pierre BRESILLON est un ancien de la 1ère Compagnie du I/22ème R.I.

 

Cliquez 2fois sur les images pour lire le texte.

 

 

BZ 1

 

BZ-2.jpg

 

BZ-3.jpg

 

BZ-4.jpg

 

BZ-5.jpg

 

Ces documents m'ont été communiqués par Jean Claude PICOLET

 

Michel.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 11:00

ALGERIE : UNE GUERRE D'APPELES

 

une guerre d 'appelés page 1

une guerre d 'appelés page 2

une-guerre-d--appeles-page-3.jpg 

     Ce document m'a été communiqué par Patrick Charles RENAUD.

 

    Michel.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 21:29

 

LE PATROUILLEUR P 703 AU SECOURS

DES MARINS DU SEMAPHORE DU CAP TENES

 

Octobre 1957. J'embarquais à ORAN sur le P 703. Tout de suite, j'eus l'impression de connaître une autre Royale (c'est ainsi que, chez les professionnels de la mer, l'on nomme la marine nationale), celle des petits bateaux où le professionnalisme et le sens marin remplacent l'esprit militaire.

Le commandant était l'officier des équipages de 3ème classe GUILLAS, commandant qui m'apprit beaucoup de choses sur mon métier. L'officier en second était un "maître", le chef mécanicien et le timonier des "seconds maîtres". J'allais donc compléter ce petit Pierre-BUISSET.jpgétat-major. Je mettais mon sac dans le "poste des bœufs" où, pendant plus d'un an, je rangerais mes affaires, prendrais mes repas (excellents) et dormirais.

J'allais ensuite me présenter au commandant, qui du reste m'attendait avec impatience car j'allais lui servir de secrétaire et devais avant toute chose taper à la machine son rapport de patrouille. "Si vous aimez naviguer, vous serez servi ! Ici on bouffe des milles en veux-tu en voilà. Mais venant de la Marchande, cela ne doit pas vous faire peur…." Comme préambule, c'était agréable. Question navigation, je dois dire que je fus servi !

Etant de quart dès l'appareillage, j'eus la surprise de constater que le pacha me faisait tout de suite confiance en me laissant la manœuvre du bateau, alors que nous avions tout juste quitté le quai et étions encore dans le port: "A vous le soin". Jamais telle chose ne se serait vue dans la "Marchande".

Notre base en patrouille était le petit port de TENES et notre secteur se tenait d'EL MARSA à CHERCHELL. En principe, nous devions patrouiller de nuit, mais chaque jour, au grand dam de l'équipage, le pacha faisait appareiller son navire dans la journée, afin que je puisse me familiariser avec la côte et toutes ses petites baies. Notamment la "Calle génoise" petite crique située en dessous du CAP TENES.

Dans la nuit du 11 novembre 1957, j'eus mon "baptême du feu". Le sémaphore situé sur le flanc du CAP TENES et tenu par six matelots et un maître timonier, fut attaqué par une forte bande de fellaghas. Malgré une très forte tempête, alors que le pacha avait même décidé de laisser son navire au port, le P 703 appareillait, entrait dans la Calle Génoise et grâce à sa puissance de feu, exterminait ou mettait en fuite les assaillants.

Et le combat cessa faute….. de munitions. De toute façon il ne restait plus de fellaghas sur le terrain. Je réalisais alors que notre action avait évité à sept malheureux marins de se faire égorger. Je compris également la lâcheté de "l'adversaire". Disons que pour une fois cela ne leur avait pas réussi !....

 

 

photo-P-703-3.JPG

 

 

                                                           Commandant Pierre BUISSET.

 

Ce texte est extrait d'un article paru dans la revue La Voix du Combattant N° 1756.

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 14:22

J'ai rencontré pour vous :

 

Yves LE FAUCHEUR                    Par Gérard Marinier

 

 

Agriculteur breton et syndicaliste actif, Yves LE FAUCHEUR a vécu toute la dernière partie de la guerre d'Algérie et notamment le drame du 26mars 1962 à ALGER, qui a bloqué sa mémoire. Il est venu nous apporter son témoignage sur son expérience d'officier et ce qui, d'après lui, aurait sans doute pu être évité.

 

Qu'elle était votre situation civile lorsque vous avez eu 20 ans et comment avez-vous abordé votre vie sous l'uniforme ?

- Je suis né en 1940, alors que mon père était prisonnier. Je ne l'ai connu que lors de son retour en 1945 et j'avais 5 ans ! Je suis d'origine bretonnante et à la maison, nous parlions le breton. Je n'ai appris le français qu'à 6 ans, en entrant à l'école communale. A l'époque, en Bretagne, les garçons fréquentaient l'école publique et les filles l'école libre. Quand j'ai quitté l'école communale, je suis pourtant entré dans l'enseignement agricole privé, à 30 kilomètres de chez moi, et j'ai eu la chance d'avoir un prof exceptionnel, un prête. Dès que j'ai eu mes 14 ans, mon père a décidé que je devais commencer à travailler. Mon prof a tout fait pour que je continue mes études, mais mon père, têtu comme un breton, n'a rien voulu savoir. Ce prête là, je l'ai toujours considéré comme mon second père et lorsque j'étais en Algérie, je lui écrivais régulièrement. Il me répondait toujours : "Yves tu fais de ton mieux et selon ta conscience". Je suis donc resté chez moi à 14 ans, dans une petite ferme près de LANNION. Nous avions 6 vaches et quelques chevaux de trait, car rien n'était encore mécanisé. J'avais tout de même besoin de me former et j'ai suivi des cours par correspondance. J'ai alors commencé une culture de cresson qui m'a permis de payer mes cours et, lorsque je suis revenu d'Algérie, de me marier. Et puis, j'ai adhéré à la J.A.C. (Jeunesse Agricole Catholique), un mouvement très dynamique qui a su développer la culture en Bretagne. Notre devise était "Voir, Juger, Agir". J'ai donc travaillé dans la ferme paternelle jusqu'à mon appel sous les drapeaux. Je suis parti avec la classe 60/1A, sans rien savoir de ce qu'allait être ma vie militaire. J'imaginais seulement que ce serait long et j'ai voulu employer tout ce temps pour apprendre quelque chose. J'ai été incorporé dans les tirailleurs à Strasbourg. Après avoir subi des tests, on m'a ramené à Reims pour suivre des classes spéciales à l'intention de ceux qui étaient susceptible de suivre une formation d'EOR à Cherchell. J'avais beaucoup de volonté, mais un tout petit niveau. J'ai fait de mon mieux et, à ma grande surprise, je suis arrivé 33ème sur les 3" sélectionnés parmi les 90 présentés. C'est comme ça que je suis parti pour Cherchell, en juillet 1960. J'en suis sorti en décembre. Là, mon parcours a été très dur parce que dans ma promotion, j'étais celui qui était du plus bas niveau. Je suis tout de même sorti aspirant, 265ème sur les 330 que nous étions.

 

En tant qu'officier, quelle a été votre affectation et comment avez-vous abordé le bled ?

- J'ai été nommé au 22ème R.I. C'était un régiment dans lequel une section de rappelés s'était rendue aux fellaghas, en leur disant qu'ils n'étaient pas pour la guerre. Ils se sont fait tous massacrer. Ce régiment là avait donc une mauvaise cote auprès des officiers d'active et personne ne voulait y aller. J'y ai cependant été affecté et le commandant, un breton, a décidé de me placer dans son commando de chasse. 15 jours après mon arrivé, j'étais chef de l'une des quatre sections de ce commando qui s'appelait Kimono 36 (K36). Il était constitué d'Européens, d'engagés musulmans, de harkis et j'étais souvent désigné pour des opérations difficiles. Je ne voulais pas être celui qui commande parce qu'il a un galon, mais celui qui entraîne ses hommes en leur montrant l'exemple. Ma section comprenait 25 à 30 hommes. J'étais le chef,c'est vrai, mais pas seulement celui qui donne des ordres et c'est pourquoi l'ambiance était bonne. Même les fellaghas nous respectaient. Dans les villages, ils venaient chercher de l'argent et du ravitaillement, mais ne s'aventuraient pas jusqu'à nous. Nous étions efficaces et nous n'avons ainsi pas subi de grosses pertes. Au cours d'une opération en avril 1961, nous avons fait des prisonniers, récupéré des Yves-LE-FAUCHEUR-21-ans-jpgarmes, et j'ai eu une citation à l'ordre de la brigade. Tout cela se passait à KHALLOUL, entre ORLEANSVILLE et TENES. Les musulmans se comptaient en majorité dans ma section et les harkis étaient vraiment des hommes remarquables. L'ambiance était sympathique, nous étions bien habillé et l'ordinaire était parfois amélioré par une bestiole récupérée en zone interdite. Parmi les évènements que j'ai connu, l'un des plus dur pour ma conscience a été le putsch des généraux en avril 1961. Nous étions fidèles au Général de GAULLE, mais nous ne savions pas qui prendrait le commandement de l'Armée. Heureusement, les putschistes n'ont pas réussi.

 

D'autres faits marquants sont-ils restés en votre mémoire ?

- Un jour on m'a annoncé que nous allions être héliportés pour aller chercher un copain de Cherchell qui venait d'être tué par les fellaghas. L'habitude était que lorsque nous embarquions, l'officier qui commandait devait monter à bord en dernier. A l'arrivée c'est lui qui devait sortir le premier. Mais l'hélico n'atterrissait pas. Il s'arrêtait à deux ou trois mètres du sol et il fallait sauter. Moi je n'avais jamais fait ça et mon pied est resté accroché à une racine. L'hélico se trouvait juste au dessus de ma tête et j'ai eu l'impression qu'il allait se poser sur moi. Je vous assure que j'ai eu très peur. Une autre fois en opération, je me souviens que le téléphone arabe fonctionnait très bien avec des signaux conventionnels pratiqués dans les villages et signalant que des Français approchaient. La nuit, c'étaient des feux disposés à des endroits donnés. Le jour, du linge qui séchait en un lieu déterminé. Si bien que lorsque nous arrivions, nous ne trouvions pas grand-chose. Les Algériens étaient chez eux et ils connaissaient bien le terrain; Un autre jour, toujours en opération, nous manquions d'eau et mes gars commençaient à râler. Alors, je n'ai écouté que ma conscience et je leur ai donné ma gourde personnelle. Le résultat a été qu'il a fallu me porter. J'étais complètement déshydraté; J'avais fait ça par esprit de devoir et aussi parce que j'aimais bien mes gars. Je me souviens encore d'u séminariste européen qui se trouvait dans ma section. Il disait haut et fort qu'il n'aimait pas la guerre. Un soir dans la chambrée, il n'a pas voulu obéir à un sergent Martiniquais qui lui avait donné un ordre de corvée. Une altercation s'en est suivie et le sergent est intervenu avec une chaise pour le frapper. Toute la chambrée a applaudi le sergent. Après cet incident, j'ai fait venir le séminariste dans ma piaule pour lui dire : "tu n'es pas le seul à ne pas aimer la guerre, mais en tant que séminariste, tu dois donner l'exemple". Je partais du principe qu'en acceptant des responsabilités, c'était pour mieux protéger nos gars. Je crois qu'il a compris, il est rentré dans le rang et je n'ai plus jamais entendu parler de lui. Je suis content d'avoir pu rester avec mes gars jusqu'à la fin, sans quitter ma section. Nous étions considéré comme une unité d'élite et lorsqu'il y avait une fausse note dans l'armée d'active, les paras, la légion, ou encore la création de l'OAS, nous allions sur ALGER pour faire des remplacements. Notre commando était un peu interarmes. Nous nous retrouvions en ville pour faire du maintien de l'ordre.

 

C'est précisément au cours d'un de ces remplacements que s'est produit le drame de la rue d'Isly, le 26 mars 1962. Racontez-nous ce qui vous en reste.

- D'abord, dans la banlieue d'ALGER, un peu avant le cessez le feu et pendant le Ramadan, des musulmans sont partis avec leurs armes chercher du ravitaillement et se sont fait descendre dans la rue. Aussitôt, ça a été la révolution et le patron, je ne sais pas trop qui, nous a donné l'ordre de quitter les lieux. Nous nous sommes retrouvés en face d'une cité musulmane de HLM et notre camion est tombé en panne. C'est alors que des tirs ont commencés, faisant plusieurs morts. Cela faisait partie des accidents de parcours que je ne justifie pas, mais qui se comprenaient. Moi, j'arrachais les armes parce que je ne pouvais pas accepter ça. Après, le FLN savait qu'il avait gagné et l'OAS s'est renforcée. L'évènement qui m'a le plus marqué, c'est après le cessez le feu, alors que des appelés ont été lâchement descendus à Bab el Oued par des petits cons de l'OAS. Il y a donc eu un blocage de tout Bab el Oued et les hommes ont été ramassés par les militaires. C'était le 23 mars les morts Avaient été nombreux mais nous n'en avons jamais connu le chiffre. On ne savait pas non plus qui avaient été les provocateurs. Des tirs provenaient des fenêtres, des T6 tiraient sur les toits et on ne savait pas trop qui faisait quoi. Le reste d'ALGER à donc décidé pour le 26 mars une manifestation de soutien moral à Bab el Oued. Officiellement, elle avait été interdite. Le 26 mars, donc je me trouvais en patrouille au carrefour d'accès à Bab el Oued, mais à 11 heures j'ai reçu l'ordre de quitter l'endroit et de transmettre les consignes à une unité de tirailleurs Algériens ! Yves-LE-FAUCHEUR-71-ans-jpgJ'ignorais de qui venaient ces ordres, ni leur motivation, mais je devais obéir. C'est à 15 heures qu'un premier coup de feu a déclenché la fusillade. Officiellement, il y a eu 47 morts, mais en réalité, plus de 100 sont tombés. Le soir, les corps ont été ramassés et nous avons poursuivi notre "maintien de l'ordre". La question que je me suis posée toute ma vie et que je me pose encore, c'est de savoir comment cette décision a pu être prise, par qui et dans quel but. Si nous étions resté là, il est possible que la foule nous ait écartée, mais jamais, jamais nous n'aurions tiré sur elle. Le soir même, nous sommes revenus sur place, les pieds dans le sang. Les gens d'Alger nous crachaient à la figure et c'est à partir de ce moment là, le 26 mars à 7 heures du soir, que j'ai perdu la mémoire du reste de mon séjour en Algérie. Je suis donc rentré chez moi le 13 mai 1962, mais entre le 26 mars au soir et mon retour à la maison, je ne sais plus ce qui s'est passé. Je suis incapable de me souvenir comment j'ai pris le bateau et  suis rentré chez moi. Cela m'a très marqué.

 

Après votre retour à la vie civile, vous avez repris votre activité agricole et commencé une carrière syndicale en partie influencée par votre commandement en Algérie.

Pouvez vous nous en faire le résumé ?

- Dès mon retour, après avoir repris mon travail à la ferme, je suis devenu responsable des jeunes agriculteurs dans mon canton. Ensuite, j'ai grimpé pour prendre des responsabilités au niveau départemental. Après je me suis occupé de la politique des structures et je me suis engagé pour mettre en application les lois d'orientation; A chaque fois, c'est à moi qu'on demandait de faire telle ou telle chose et à 36 ans, je me suis retrouvé Président de la FDSEA des Côtes d'Armor. J'avais 4 enfants, mon boulot à la ferme et ça n'a pas été facile. Toujours est-il que tout s'est passé mieux que prévu. J'étais respecté par les gens qui m'avaient mandaté, mais aussi par les hommes politiques de tous bords et l'administration. Mon parcours a été très bénéfique pour la profession et aussi pour moi. Ce cheminement m'a conduit au régional et au national, à la FNSEA avec Raymond LACOMBE, Claude GOURE et Michel DEBATISSE. Si j'avais voulu, j'aurais pu continuer mais à 47 ans, je me suis dit "Terminé les grands galons". J'ai quitté mes responsabilités à la FNSEA et je suis redescendu dans mon département au service des autres. Mon principe à toujours été qu'il fallait se donner à fond à une période donnée, sans vouloir s'attacher à des fonctions qui duraient trop longtemps. J'ai gardé une grande crédibilité dans le monde agricole que je suis très heureux d'avoir fait évoluer. Trois de mes enfants sur quatre sont agriculteurs et j'en suis fier. Ils pratiquent tous l'agriculture familiale dont j'ai toujours vanté l'aspect positif. Personnellement, je n'ai jamais fait de politique. J'ai bien été conseiller municipal de LANMERIN, mais j'ai toujours dit pour réussir une action syndicale, il ne fallait pas militer dans un parti politique. Bref, tout cela m'a valu de devenir d'abord Chevalier du Mérite Agricole dans les années 80. Mon épouse Jeannette qui a toujours travaillé avec moi, a obtenu cette décoration en 1984. Dans nos exploitations agricoles, ce que les hommes ont fait, c'est très souvent grâce à leurs femmes. Je vous assure que j'ai beaucoup apprécié cet hommage rendu à ma femme. Je suis devenu officier de cet ordre en 1986. Et puis, Raymond LACOMBE est venu me remettre les insignes de Chevalier de l'Ordre National du Mérite dont je suis aujourd'hui Officier. C'est bun grand honneur pour moi mais aussi pour toute la profession. L'évolution agricole est difficile et il faut qu'elle soit guidée. C'est toute la philosophie de la JAC qui nous est restée? Je dis aussi, que le fait d'avoir eu en Algérie l'occasion de me surpasser tout le temps à influencé ma vie syndicale. Il est possible que si j'avais été 2ème classe, cela  n'aurait pas été la même chose, mais en tant qu'officier, il est sûr que j'ai été sensibilisé et formé. Au départ, j'étais un peu complexé de mon manque de formation, mais j'ai toujours fait de mon mieux. Dès mon retour, j'ai adhéré à la FNACA, mais je n'ai jamais voulu y avoir des responsabilités pour ne pas mélanger les genres. Etant donné mes activités syndicales, j'ai préféré rester dans le rang. Je suis tout de même membre du bureau au comité de ROSPEZ, où nous sommes 53 adhérents. Nous y avons de nombreuses activités et nous célébrons le 19 mars avec grande émotion. Je m'occupe par ailleurs, et indépendamment, du  pèlerinage à LOURDES des Anciens Combattants d'AFN dont je suis le coordinateur.


                                      fin-d-article-de-G.MARINIER.jpg


Cet article est extrait du journal l'Ancien d'Algérie N° 486.

 

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:00

ORLEANSVILLE - DEPART DU GENERAL GRACIEUX DE LA 9eme DI

EXTRAIT DE PRESSE



 

              Ce document m'a été communiqué par Michel BRUN.

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