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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 13:51

UN PEU D’HUMOUR

                                                                                                                                               MES APPELES ONT TOUS UNE SPECIALITE

 

EXTRAIT DU DAHRA JOURNAL DE LIAISON DU 22ème R.I.

 

 

   HEBERT : Remplit fidèlement sa mission de faire cuire les langoustes en les regardant dans les yeux………  pour qu’elles rougissent !…….

 

   BEAUJEAN : Avant de tordre le cou  à une poule, vérifie (sic) si elle n’est pas sur le point de pondre………  pour éviter tout gaspillage…..  ( Saint Thomas )

 

   JABET :  Des coups de feu éclatent. Il est en sentinelle au poste N° 3. Le Capitaine MERCIER lui demande : « Que se passe t’il ? »  Deux coups de feu viennent de partir mon Capitaine !  Et toujours au garde à vous il raccroche le combiné.

 

   BUZON : Que faites vous sur le piton au lieu d’être à vos cuisines ?…..  Mon Capitaine, le veau à sauté le barbelé hier au soir et il n’est pas rentré. Je le cherche !……

 

   GRANDCHAMPS : Il fait nuit noire, on est en opération, il est chargeur au  Fusil Mitrailleur, qui est en train de tirailler……  Qu’est-ce que vous faites là ?  Où vous croyez vous ?  M ….Mon Capitaine je profite des balles traçantes pour écrire un mot à ma petite amie, vous avez dit de ne pas faire de lumière pour ne pas se faire repérer !….

 

MELLIONEC : Boucher-Cuistot. On n’en mange pas souvent des foies de vos veaux !….. Mon Capitaine, des foies de veaux, y en a pas.   Bon ! si des fois il y en a, mettez m’en un de côté .  ( C’est le morceau préféré et exclusif des cuisiniers )

 

   Il y a aussi la ménagerie :

 

   Le chien du Chef CAPPEAU qui barre l’entrée  de la salle de service. On ne peut jamais connaître la situation de prise d’Armes……..

   Les cochons de Mr LAUNOY qui se vautrent dans le gaz oil . Dernièrement Mr le Sous Préfet en visite officielle a failli en garder un sale souvenir sur son pantalon………

   La chatte du Capitaine qui s’oublie sur l’enveloppe de mon bidon ; Evidemment quand je vais pour boire !……

   Et voilà la 6, toujours dessus !  Tout n’est pas dit. Chaque jour il y a du nouveau. Il faut venir voir sur place. En attendant la mise en route du centre de repos de BREIRA, les visiteurs seront les bienvenus mais ils sont priés d’apporter leur couchage et leur campement. Les repas froids pourront être échangés contre des repas chauds.

 

 

                                                   Le Capitaine CATTANEO commandant

                                                   La 6ème Compagnie du 2/22ème R.I.

 

 

Ce texte m’a été communiqué par Albert ROUSSEL.

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 20:33

DESSIN HUMORISTIQUE PUBLIE DANS LE DAHRA
JOURNAL DE LIAISON DU 22ème R.I.

Document communiqué par Albert ROUSSEL

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 20:26

DESSIN HUMORISTIQUE PUBLIE DANS LE DAHRA N°5
JOURNAL DE LIAISON DU 22ème RI
Document communiqué par Albert ROUSSEL
 


  Une insigne du 22ème R.I. de 6 mètres sur 4 mètres fut réalisée en béton au poste de BOU-ZEROU en 1957 . Elle inspira ce dessin humoristique


 

Collection René DESCHLER photo prise en 1958.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 10:02

DESSIN HUMORISTIQUE PUBLIE EN 1957 DANS LE DAHRA

 

JOURNAL DE LIAISON DU 22ème RI

 

 

 

 

 

 




NB.  La prime de risque et de bivouac fut supprimée pour les appelés par une décision du 19 mai 1957. 

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 22:27

DESSIN HUMORISTIQUE PUBLIE DANS LE DAHRA

                            JOURNAL DE LIAISON DU 22ème RI

                  

                     

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 11:02

LA  MAISON PUBLIQUE DE TENES

 

 

Exceptionnellement ce dimanche, je n’étais pas en opération, et, nous avions avec deux collègues sous lieutenant prévu de troquer le vêtement militaire contre le costume civil, pour aller jouer un bridge l’après midi chez un capitaine de l’état major, qui logeait en ville.

 

En poste au VIEUX TENES, je téléphonais à la caserne LAVARANDE vers les dix heures du matin, pour que l’on vienne me chercher avec une jeep, et trois hommes en armes. De mon côté je ne me séparais pas de ma carabine US, et je me faisais accompagner par trois soldats en armes pour rejoindre l’entrée du VIEUX TENES sur la route d’ORLEANSVILLE. Le confort dans ce poste était très précaire, et j’allais pouvoir prendre une douche.

 

Quelle ne fût pas ma surprise en arrivant de trouver le Capitaine dans la cour, ce dernier logeait en ville, et ne venait pratiquement jamais le dimanche à la caserne.

 

Il m’appela immédiatement, et après le salut de rigueur, il me déclara que j’étais officier de jour. A la caserne LAVARANDE, il n’y avait que deux officiers, lui et moi, aussi vous jugez de ma surprise !…..

 

Il m’expliqua qu’il avait été appelé par l’état major, et, que l’on craignait durant cette période du ramadan des attentats en ville . La troupe était donc consignée à la caserne, et il fallait immédiatement procéder à une patrouille, et récupérer tous les militaires qui se trouveraient en ville , sans oublier la maison close. Il me salua et regagna son domicile.

 

J’appelais le sergent de semaine, lui demandait de fermer les grilles, et d’interdire toute sortie. Je demandais ensuite à un autre sergent de préparer une jeep et un GMC avec un groupe de six hommes en armes plus les deux chauffeurs, et vers les dix heures quarante cinq, on démarrait.

 

TENES intra muros avait été reconstruit par le Maréchal BUGEAUD suivant une rigoureuse géométrie  NAPOLEONIENNE, toute les rues se recoupant à angle droit.

 

On se dirigea vers la porte de CHERCHELL, et on remonta la première rue du sud au nord, pour revenir du nord au sud dans la suivante, et ainsi de suite, pour reprendre ensuite à la porte de MOSTAGANEM de l’ouest à l’est , puis de l’est à l’ouest toutes les rues transversales. Au passage on contrôlait tous les cafés, et dans ce périple nous avions récupéré une dizaine de militaires qui se promenaient dans la ville.

Notre contrôle se terminait par la rue Branly, et la Porte de France, et l’on revenait par le boulevard de l’ouest. Je fis stopper la patrouille devant la maison publique. Le service sanitaire n’était pas à son poste, et nos militaires ne bénéficiaient ce jour , « d’aucune protection » !….. En rentrant dans l’établissement, la patronne se précipita vers moi, et me dit : « mon lieutenant, je suis désolée, mais je n’ai pas de petites Européennes à vous offrir ». Je lui répondis que ce n’était pas bien grave, et je vis alors son visage s’épanouir, je pense qu’elle avait mal interprété mon propos. Aussi qu’elle ne fût pas sa déception lorsque nous avons pénétré dans toutes les chambres et évacué avec perte et fracas les six militaires qui se trouvaient dans l’établissement.

 

Je les revois la mine dépitée, rajustant leur ceinturon et grimpant dans le GMC. Je me rappelle également la réaction de l’un d’eux qui me déclarait :  « vous avez de la chance vous, d’être à TENES, alors que nous sur les pitons, nous n’avons rien pour nous distraire, et aujourd’hui, vous nous gâchez notre seul jour de permission »

 

Et oui ! mais le règlement c’était le règlement !……




        Michel FETIVEAU. 

 

 

 

 

 

 

 


 


La photo de la maison close est extraite du site internet  http://www.tenes.info/galerie/

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